أخبار وطنية

سيرة المثقف و المؤرخ حمادي الواتي رحمه الله بقلم حفيده مهدي الواتي

 Hamadi LOUATI : Un témoin de son temps est partiEnfin ma foi s’agrandit et je bénis le tout puissant de l’accueillir. La disparition de cet homme est une grande perte, pas seulement pour sa famille, mais pour la Tunisie.Mohamed Mongi LOUATI né le 18 janvier 1935, souvent sa mère Zelha le taquinait « Hamadi » pour que ce surnom amoureux lui demeure collé toute sa vie. Son père Hassine était commerçant au Maroc, et finit comme artisan de la laine (Farracha) dans plusieurs Hanouts à Boumellel. Hamadi est parti le 2 avril 2016 comme est parti son oncle l’instituteur feu Mustapha LOUATI en photo sur le livre avec ces élèves, le père de sa femme Souad LOUATI. Maitrise en langue arabe, Med Mongi a inauguré une longue carrière comme directeur d’école à Toujane en 1963. Ensuite, surveillant général à l’école technique de Djerba à partir de 1969 et de nouveau directeur dans diverses écoles à Djerba. L’illustre instituteur a pris plusieurs responsabilités syndicale et politique, comme secrétaire général du syndicat de l’enseignement primaire en 1968 pour 2 ans.  En 1975 il est nommé responsable de l’association croissant rouge à Djerba pour 2 ans. Non seulement, président fondateur de la cellule destourienne d’El Souani en 1975 pour 6 ans mais aussi membre de l’Organisation Tunisienne pour l’Education et la Famille à partir de 1977. Bien qu’en 1981, il a été élu pour 3 ans, secrétaire général du cercle partisan de Houmt Souk. Pour finir en 1985 comme conseiller à la municipalité de Houmt Souk pendant 5ans.  Il était présent partout pour le bien de son île. Retraité en 1987, il décide d’atteindre un nouveau stade et des nouveaux défis. Son amour immense pour son île natale et ses habitants lui pousse à publier son 1er livre, أبناء جزيرة جربة في الحركة الوطنية, il a fouillé dans les dossiers et a frappé toutes les portes des maisons pour obtenir les photos de leurs militants. Outre, il a tant aimé Salah ben Youssef et Ali Zlitni. Ce qui l’a donné la force de dépoussiérer une partie importante de l’histoire du mouvement national.En effet, la présentation du livre était à Sidi Bouhjar, assurée par l’Association d’animation culturelle de Djerba et avec la présence du secrétaire général de l’Institut Supérieur d’Histoire du Mouvement National Lotfi Chebbi, du grand écrivain de l’île Jilani bel haj Yahia, ainsi, son aimable élève, l’universitaire Jamel ben taher sans oublier ses intimes Dr Mohamed Gouja, Ferid el Cadhi, Kamel Bouabid, Gacem Bourguiba, Mahrez Goucha, Noureddine ben Youssef, Sadok ben Jemaa, Ali Boujdidi et pleins de djerbiens dans la salle. Ce jour-là, j’étais au couloir chargé de la vente des livres. Il m’a aussi parlé de son ami, cheikh Salem ben Yaagoub lors de ses passages à Rades.Fondateur de رحاب المناضلين, Hamadi offre un musée digne de la mémoire de ces militants au mouvement national djerbien dans un cadre pertinent en voutes et arcades encore à Sidi Bouhjar.  Homme d’éducation et historien à la fois, Hamadi éblouit pour une 2 ème, et dépoussière cette fois l’histoire des écoles de Djerba dans son livre مدارس جزيرة جربة تحدَث أخبارها.Néanmoins, ses empreintes sont encore visibles, il a planté les fleurs à chaque passage, ah si les murs de l’école d’el Hara parlent et diverses autres établissements aussi. « Mr Louati vous avez la plus belle école de Djerba » annonça monsieur Kims, un certain inspecteur français.Hamadi Jerba comme aimait l’appeler son incontournable Houcine Tobji, qui sommes nous au milieu de tout ça ? Bechir Kouniali a évoqué à son tour : «Hamadi a bien sauvegardé sa surdité pendant des années, surement pour éviter d’écouter nos bêtises » C’est vrai mon ami, des fois, on a beau dire يا ليتني جيت أطرش pour ne plus entendre la médiocrité de ce temps.C’est au Houch et dans son monde tranquille, ses archives et ses recherches passionnantes, Journal Al Jazira toujours présent, crayon noir dans la main, je l’ai toujours connu penché sur son bureau, prépare à feu doux ses publications et articles futures.  Il a clôturé son nouveau livre رحاب المناضلين, ce dernier demeure près pour l’impression, mais le destin choisit d’emporter l’auteur ou le chasseur avant qu’il aura sa chasse.  Actuellement, رحاب المناضلين s’est déplacé pour être exposé avec ses photos au musée des arts et des traditions populaires (Sidi Zitouni), tandis que le local est dédié à l’Association Générale des Insuffisants Moteurs AGIM.Je n’oublierai jamais qu’il m’a dédié sa bibliothèque et un brouillon de son 4 ème livre lorsqu’il a perdu le souffle de continuer. Espérant que le jour arrivera pour lui présenter cet ouvrage et ça sera la plus belle façon de lui rendre hommage.Par ailleurs, cet homme a laissé quelque chose de solide pour les générations futures. Il n’a épargné aucun effort pour la ré-habitations de certains monuments avec l’Association pour la Sauvegarde de l’île de Djerba, le cas de la mosquée de Sidi Bouhjar et Sidi Youssef en état de ruine. Voire même s’occuper de la construction des maisons de ses amis s’ils sont loin et prendre en charge des familles aisées.Oh combien, il m’a appris à jouer le backgammon شيش بيش à café Hmouda ou des fois nous sommes passé voir Bechir Mimita à Ben Daamech.Au Menzel, j’ai appris grâce à lui la traite des chèvres شياه et des fois à dégager le miel des abeilles à partir des ruches جباح . Nous baladions ensemble entre les Jeddas lors du greffage des vignes تلڤيم ou plutôt à l’accouplement des figuiers ذكًار الكرموس, et pleins de leçons importantes car il était un vrai expert en la matière. Je passais des heures et des heures dans le stable كوري , quand l’élevage des brebis et des volailles était mon seul loisir.Combien, Il est venu me chercher à l’école, et attendre ma sortie de la classe légendaire du regretté feu Moncef Grouz pour le saluer. Et je rentrais ensuite à vélo attaché à son dos.Je l’accompagnais à la mosquée de Sidi Youssef, où il fait appel à la prière en toute modestie sur le bout d’escalier tout sans haut parleur mais à la criée. Hamadi laisse derrière lui le souvenir d’un grand militant.En fait, il a lu mon mémoire de fin d’études sur Djerba avec enthousiasme, et j’ai eu la chance d’avoir rédigé les remarques de ce grand historien. C’est à lui que je dédie mon prochain mémoire de mastère en guise de reconnaissance pour tous les sacrifices consentis à mon égard durant ma vie scolaire et de la disponibilité dont il a fait montrer à chaque instant de mes besoins.Il y a des gens à qui leur mort donne l’existence. Donner sans rien attendre en retour était sa plus belle façon de communiquer. Un homme au vrai sens du mot qui ne se répètera jamais et donne l’exemple du Jerbi avec grand J, de plus, il a gardé le même sourire jusqu’à son dernier soupire.J’ai souvent dit le monde est petit mais Djerba est grande. Avec ses hommes et ses femmes qui font toujours preuve d’une générosité qui leur est naturelle et qui sont de plus en plus rares de nos jours.Grand père, Merci pour ces valeurs djerbiennes que vous avez transmis et ces qualités humaines hautement nobles d’un patriote sincère et respectueux connu de tous.Que dieu ait son âme et bénisse sa famille et ses proches. Repose en paix.Mehdi LOUATI

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